Dans cette interview, Aurélien Borel (responsable de l’École de Voile du lac d’Aydat) nous parle de l’intégration de la structure au sein de l’environnement du lac d’Aydat.
Comment l’enjeu environnemental se traduit au sein de l’École de Voile ? Quelle est la particularité du lac d’Aydat ?
Aurélien répond à toutes ces questions au cours de l’interview.

Qu’est-ce qui fait la particularité du lac d’Aydat pour votre activité ?

“Même s’il est le plus grand lac naturel d’Auvergne, la forme relativement circulaire du lac d’Aydat permet d’être toujours à un maximum de 300m des rives. Les embarcations restent ainsi toujours visibles depuis le bord. Pour nous, comme pour le public que nous accueillons, cela en fait un lac sécurisé et sécurisant, propice à la découverte de la voile et de l’ensemble des activités nautiques que nous proposons.”

Le lac présente un environnement extrêmement bien préservé :

“Oui, grâce aux politiques communales et intercommunale, de nombreux aménagements sont réalisés pour préserver ce site. Un exemple concret ; les moteurs thermiques sont interdits au grand public sur le lac. Outre l’obtention du Pavillon Bleu depuis 2013, le lac possède deux zones naturelles protégées, dont la zone humide (gérée par le SMVVA) qui filtre les eaux alimentant le lac. Au niveau local, le tissu associatif (en plus de leur pratique raisonnée) travaille de concert avec les institutions sur des clean walks et des opérations de nettoyage. Il faut garder en tête que le lac d’Aydat se trouve au cœur du Parc des Volcans d’Auvergne, mais aussi dans le secteur Chaîne des Puys inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les enjeux en termes de préservation de l’environnement sont donc relativement importants.”

Comment se traduit cet enjeu environnemental au niveau de votre activité ?

“Notre activité est fonction de la qualité du site sur lequel on exerce. C’est pour cela que notre enseignement, au-delà des techniques nautiques, est axé sur une sensibilisation à la biodiversité du lac. Nous sommes d’ailleurs support technique pour le CNRS dans le cadre d’une étude nationale menée sur l’eutrophisation des lacs d’intérieur. Au niveau de nos activités, nous sommes en recherche de supports innovants et à faible impact environnemental, comme avec les e-foils et wingfoils. Plus récemment, nous travaillons en partenariat avec une recyclerie afin de donner une seconde vie à nos voiles, nos cordages et nos combinaisons néoprène.”