Tantôt calmes, tantôt capricieuses, les eaux de l’Allier serpentent à travers l’Auvergne pour rejoindre la Loire dont elle est le principal affluent. Elles laissent sur leur passage une mosaïque de paysages caractéristiques du Massif Central, composée de plages, d’îlots et de falaises. L’Allier est aujourd’hui l’une des dernières grandes rivières à saumons d’Europe, et l’une des rares rivières dont la qualité des berges est encore préservée. Empruntez la Voie Verte, ou embarquez sur votre canoé, et en avant !

 

L’une des dernières rivières sauvages d’Europe

En canoë sur l’Allier

Canoë Kayak et pêche sur la rivière Allier

C’est en canoë, au fil du clapotis de l’eau, que vous profiterez le plus des richesses naturelles et de la quiétude qu’offre cette rivière. Vous dompterez facilement les petits rapides de celle que l’on considère comme « l’une des dernières grandes rivières sauvages d’Europe ». Laissez-vous happer par cette atmosphère reposante que dégage l’Allier !

Canoe sur l'Allier - CANOPEE©

Cette rivière, outre le canoë, permet de nombreuses activités selon la saison et le débit : pratique du stand up paddle, baignade sur ses petites plages sablonneuses, observation de la faune et bien sûr, la pêche.
Considérée comme une « rivière à saumon », il est même possible d’observer, à certaines périodes de l’année, ceux-ci remonter le cours d’eau pour se reproduire. Les rives de l’Allier constituent un terrain de jeu privilégié pour les pêcheurs. Truites, brochets, perches… Les plus patients et les plus observateurs rencontreront peut-être même des loutres !

  • © Canopée Film
  • © Luc Bortoli

Des animaux et des hommes

Sur votre parcours au fil de l’eau, peut-être croiserez-vous un fier héron guettant son repas qui frétille, imperturbable, sous la surface de l’eau. Peut-être même, si vous êtes patient (et silencieux), aurez-vous la chance d’apercevoir une loutre ou un castor ! De temps en temps, vous dépasserez un pêcheur qui, d’un geste souple et assuré, cherche à tromper l’attention d’un gros poisson.

Les étangs qui bordent l’Allier à hauteur de La Roche-Noire et de Pérignat-es-Allier sont d’anciennes carrières de sable réhabilitées. La richesse de la faune sauvage vivant sur ces zones suscite l’intérêt de nombreuses associations de protection de la nature. C’est le cas de l’étang du Pacage, zone naturelle appartenant au département du Puy-de-Dôme et gérée par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO). Cet étang accueille plusieurs centaines d’espèces d’oiseaux dont le milan noir, le cormoran et le héron cendré. Ce secteur constitue l’Écopôle du Val d’Allier, en cours d’aménagement.

 

 

Et au milieu de Mond’Arverne,
coule une rivière…

Suivez le cours de l’histoire

De l’Arverne à Paris !

L’activité de la rivière a beaucoup évolué au fil des siècles. Pendant l’Antiquité, c’est sans doute par l’Allier que le vin romain s’est frayé un chemin jusqu’au territoire Arverne. A l’époque moderne, la rivière permettait aux auvergnats de commercer avec Paris. L’on fabriquait de grandes barques appelées des “sapinières” que l’on chargeait de marchandises. Celles-ci descendaient l’Allier puis la Loire, le canal de Briare et la Seine pour rejoindre la capitale. À leur bord : charbon, vins et fruits locaux…

Une fois la cargaison vendue, la sapinière était démontée et vendue comme bois de chauffage… et les bateliers rentraient chez eux l’ancre sur le dos ! Cette activité a progressivement disparu au XIXe siècle avec l’arrivée du chemin de fer… Ainsi, autrefois voie navigable pour le transport de marchandises, aujourd’hui seuls les canoës se risquent sur cette rivière au cours capricieux.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Au XIXe siècle, les sapinières transportaient de la pierre de Volvic destinée à la construction des trottoirs de Paris ! Les bateliers, quant à eux, mettaient environ 2 mois pour rentrer chez eux en Auvergne… avec l’ancre de leur sapinière, qui pouvait peser jusqu’à 80 kg !

Les Saladis - Mond'Arverne - ANALOGUE

Retour aux sources

Tout au long de la rivière Allier émergent différentes sources chargées de gaz, de fer et de sels minéraux. Réputées pour leurs vertus thérapeutiques, elles permettent en outre le développement d’une flore maritime peu commune si loin à l’intérieur des terres. Certaines eaux sont embouteillées (Sainte-Marguerite), d’autres font l’objet de protections spécifiques : Les Saladis, le Sail, la Gargouillère, le Tambour ou encore la Font de Bleix.

Dans le hameau de Sainte-Marguerite, connu pour son eau minérale gazeuse, existait une station thermale. De nombreuses sources sont encore visibles, comme la source de la Grotte ou celle du Héron. Plus atypique encore, un geyser jaillit toutes les 20 minutes ! À découvrir à l’occasion d’une balade le long de la rivière.

INSOLITE

Dans le hameau de Sainte-Marguerite (commune de Saint-Maurice-ès-Allier), à quelques dizaines de mètres de la rivière Allier, se trouve un geyser qui jaillit toutes les 20 minutes et dure environ 4 minutes ! Si vous arrivez entre deux jets, vous pourrez toujours observer l’eau au pied du geyser : celle-ci commence à bouillonner quelques instants avant que le geyser ne se déclenche !