À quelques kilomètres au sud de Gergovie, sur le plateau volcanique de Corent, c’est une autre cité gauloise qui est progressivement mise au jour par les archéologues. Les premières traces d’occupation remontent au néolithique, avec une occupation plus importante à la fin de l’âge du bronze (entre 1 000 et 800 av. J.-C.)…

Vers 130 av. J.-C., le peuple arverne va fonder au centre du plateau un sanctuaire, marqué par une activité de banquets rituels, autour duquel s’établiront les quartiers spécialisés d’une véritable ville gauloise : un oppidum. Les fouilles archéologiques réalisées depuis 2001 démontrent l’opulence du peuple arverne à la fin de l’âge du fer et apportent une connaissance plus approfondie de l’évolution du site jusqu’à son abandon définitif à l’époque gallo-romaine (à la fin de IIème siècle après J.-C).

Le site gaulois a fait l’objet d’un aménagement paysager réalisé par le Conseil Départemental du Puy-de-Dôme. Le parcours, en accès libre, est ponctué de panneaux explicatifs et d’images de synthèse proposant une restitution de l’aspect de l’oppidum, afin de mieux comprendre l’organisation et l’évolution de ce centre ville monumental.

 

Quant à l’oppidum de Gondole, il constitue – avec ceux de Gergovie et Corent – l’une des trois « agglomérations » des Arvernes à la fin de l’âge du fer. Cette cité gauloise fortifiée, vaste de plusieurs dizaines d’hectares, s’étendait au confluent de l’Allier et de l’Auzon, sur la commune actuelle du Cendre.

Les fouilles ont permis aux archéologues de révéler le rempart de l’oppidum, des activités artisanales dans un quartier situé hors du rempart, ainsi que des sépultures (en particulier une tombe regroupant simultanément huit hommes et huit chevaux). De larges voies laissent penser que les trois oppida étaient autrefois reliés…